Guide de reconnaissance des espèces
Bienvenue dans votre guide pour apprendre à identifier les espèces en péril sur votre ferme ! Ce guide simple fournit des noms, des descriptions, des photos et d'autres renseignements sur une variété d'animaux sauvages que vous pourriez observer sur votre ferme. Qu'il s'agisse de champs, de granges ou de milieux humides, ces espèces dépendent toutes de différents éléments de la ferme pour leur survie. Pour en savoir plus sur ce que vous pouvez faire pour aider les espèces en péril sur votre ferme, consultez naturenb.ca/agriculture.

LES TORTUES
Le Nouveau-Brunswick abrite plusieurs espèces de tortues partageant des habitats et des caractéristiques similaires. On les trouve souvent dans les rivières et on peut les observer dans les ruisseaux clairs et à faible débit, en bordure de cours d'eau et dans les zones boisées. Elles utilisent également les champs agricoles pour se prélasser et se nourrir, ce qui en fait un élément important des paysages agricoles. Le classement des tortues par le COSEPAC varie de « préoccupante » à « menacée », car elles sont confrontées à des défis tels que la perte d'habitat, les blessures causées par les équipements agricoles et les impacts des changements climatiques.
HIRONDELLE DE RIVAGE
L'Hirondelle de rivage (Riparia riparia) est un petit oiseau migrateur réputé pour son plumage brun et blanc distinctif. Cet oiseau agile et de petite taille est connu pour ses habitudes de nidification, creusant souvent des terriers dans des talus de sable ou de terre pendant la saison de reproduction. Avec sa bande sombre sur la poitrine et sa capacité à capturer des insectes en plein vol, l'Hirondelle de rivage contribue à l'équilibre de l'écosystème tout en étant confrontée aux défis de conservation liés à la perte d'habitat.


HIRONDELLE RUSTIQUE
L'Hirondelle rustique (Hirundo rustica) est un oiseau remarquable et facilement reconnaissable, avec son plumage bleu-noir éclatant sur le dessus et sa queue profondément fourchue caractéristique. Connue pour son vol acrobatique, on l'observe souvent plonger gracieusement dans les airs pour attraper des insectes. Les Hirondelles rustiques sont connues pour leurs nids de boue en forme de coupe, souvent construits dans des endroits abrités comme des granges, des hangars ou sous des avant-toits. Pendant la saison de reproduction, elles pondent plusieurs œufs, et les deux parents participent activement aux soins des oisillons jusqu'à leur envol.
GOGLU DES PRÉS
Le Goglu des prés (Dolichonyx oryzivorus) est un oiseau chanteur captivant, connu pour son plumage noir et blanc saisissant pendant la saison de reproduction. Le mâle arbore un ventre noir et le dessus blanc, lui conférant une allure saisissante. Au printemps et en été, il niche dans les champs agricoles du Nouveau-Brunswick avant d'entreprendre un impressionnant voyage hivernal vers l'Amérique du Sud. Son cri unique, semblable à celui d'un robot, est souvent comparé à « R2-D2 ».
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NOYER CENDRÉ
Le noyer cendré (Juglans cinerea) est une espèce caduque réputée pour ses feuilles composées caractéristiques et ses noix au goût riche et beurré. Reconnaissable à son écorce gris-brun aux sillons profonds, le noyer cendré prospère dans les sols humides et bien drainés, communément présents le long des berges et dans les forêts mixtes de feuillus du Nouveau-Brunswick. Malheureusement, la population de noyers cendrés est confrontée à des difficultés en raison de l'introduction du chancre du noyer cendré, une maladie fongique, ce qui soulève des préoccupations quant à la conservation de cette précieuse espèce indigène dans la région.
PAPPILION MONARQUE

Le papillon monarque (Danaus plexippus) est connu pour ses ailes orange vif et noires ornées de motifs complexes. Ce papillon remarquable effectue une migration longue distance spectaculaire, les populations nord-américaines parcourant des milliers de kilomètres pour atteindre leurs aires d'hivernage au Mexique. Le cycle vital du monarque repose sur l'asclépiade, les adultes y pondant leurs œufs, qui nourrissent les chenilles et les nymphes de ce papillon unique.

BOURDON TERRICOLE
Le bourdon terricole (Bombus terricola) est une espèce pollinisatrice importante. Il arbore une bande jaune vif sur son thorax, ce qui le distingue des autres espèces. Ces abeilles nichent dans des cavités souterraines et des terriers de rongeurs abandonnés. Connues pour leur polyvalence, ces abeilles se nourrissent de diverses plantes nectarifères.
INFORMATIONS DE FINANCEMENT
Le Programme de paysages agricoles résilients (PPAR) est un financement visant à soutenir la résilience environnementale des paysages agricoles au Nouveau-Brunswick. Ce programme encourage l’adoption des Biens et Services Écologiques (BSE) et des Pratiques de Gestion Bénéfiques (PGB). Le Programme de paysages agricoles résilients (PPAR) utilisera principalement une approche de paiement basée sur la superficie, et certaines activités feront l’objet d’ententes pluriannuelles. Les projets doivent fournir des avantages supplémentaires en biens et services écologiques.
Le financement du PPAR se concentre sur :
Travail réduit du sol – Une approche de gestion agricole qui réduit la fréquence et l’intensité du travail du sol afin de promouvoir des avantages économiques et environnementaux. Le travail réduit du sol améliore la qualité du sol et de l’eau, séquestre le carbone, favorise l’adaptation aux changements climatiques et réduit les émissions de gaz à effet de serre. Les rendements des cultures augmentent grâce à la conservation de l’humidité, à la réduction de l’érosion et à une meilleure gestion de la matière organique du sol.
Les pratiques admissibles de travail réduit du sol reçoivent un partage des coûts de 50 % jusqu’à concurrence de 30 000 $.
Étangs – Établissement ou agrandissement de réservoirs ou d’étangs existants afin de favoriser la rétention d’eau, l’adaptation aux changements climatiques, la qualité et la quantité de l’eau ainsi que la biodiversité.
Les dépenses admissibles comprennent la construction de nouveaux étangs, l’agrandissement des réservoirs/étangs/doublures (volume additionnel) ainsi que les pompes et les conduites principales pour la distribution de l’eau vers le champ.
75 % des dépenses admissibles jusqu’à 30 000 $ par projet.
Zones humides – La restauration et la construction de zones humides sont financées par Canards Illimités Canada (CIC). CIC est responsable de la mise en œuvre de cet élément du programme.
Les dépenses admissibles peuvent être financées jusqu’à 100 %, jusqu’à un maximum de 30 000 $ par projet. Les demandeurs doivent signer un contrat et une entente d’utilisation des terres avec CIC pour obtenir l’approbation.
Habitats favorables aux pollinisateurs – Ces habitats soutiennent l’adaptation aux changements climatiques, la séquestration du carbone et la biodiversité. Ils attirent les insectes bénéfiques et les plantes hôtes pour la lutte naturelle contre les ravageurs. L’établissement de bandes pour pollinisateurs ou de couvert pérenne dans ces habitats nécessite un investissement initial.
Les habitats admissibles doivent couvrir une superficie minimale de 0,2 ha (0,5 acre) jusqu’à 8 ha (20 acres).
Conversion de terres cultivées annuellement, marginales ou à risque élevé – Pour convertir des terres annuelles marginales ou à risque élevé (pente supérieure à 10 %) en prairies permanentes ou en arbres, les demandeurs doivent fournir une preuve de risque élevé ou de qualité marginale.
Les coûts d’établissement sont admissibles à 100 %, jusqu’à 1 500 $ par acre.
Création ou élargissement de bandes riveraines dans les champs agricoles adjacents aux plans d’eau – Les bandes riveraines, zones de végétation naturelle ou plantée près des plans d’eau, soutiennent l’adaptation aux changements climatiques, la séquestration du carbone, la qualité de l’eau et la biodiversité.
Les coûts d’établissement sont admissibles à 100 % jusqu’à 1 500 $ par acre, avec une indemnité annuelle pouvant aller jusqu’à 500 $ par acre pour la période approuvée précisée dans la lettre d’offre.
Brise-vent – Les brise-vent protègent les terres contre l’érosion éolienne, retiennent la neige, améliorent les microclimats et soutiennent la faune.
Vous pouvez recevoir 100 % des coûts d’établissement jusqu’à 1 500 $ par acre, ainsi qu’un montant additionnel de 500 $ par acre et par an pour la période approuvée.
Les projets sur terres de la Couronne doivent aller au-delà des exigences minimales du bail et du plan de gestion pour être admissibles.
Soutien aux espèces en péril – La protection des espèces en voie de disparition et de la biodiversité soutient des écosystèmes sains.
Les dépenses admissibles comprennent les infrastructures, les changements de gestion des cultures et le pâturage alternatif. Une aide financière couvre jusqu’à 100 % des coûts d’établissement (1 500 $/acre) et 1 000 $/acre par an pendant la période approuvée. Les demandeurs doivent exprimer leur intérêt pour des projets de gérance des espèces en péril en milieu agricole.
Bandes enherbées pour le contrôle de l’érosion – Le retrait de la couverture pérenne permet la création de voies d’eau enherbées, de terrasses et de digues pour contrôler l’érosion. Ces voies d’eau transportent de façon sécuritaire les eaux de surface, soutiennent la biodiversité et réduisent le ruissellement.
Les dépenses admissibles comprennent l’ensemencement, les travaux de terrassement, les matériaux de contrôle de l’érosion et la conception technique. Une aide financière couvre 100 % des coûts d’établissement jusqu’à 200 $/acre, plus 100 $/acre par an pendant la période approuvée.
Zone riveraine améliorée – Une gestion adéquate du pâturage à proximité des plans d’eau exige de limiter et de planifier le passage du bétail dans les zones riveraines. Les clôtures sont essentielles pour le contrôle de l’érosion et l’amélioration de la qualité de l’eau.
Les dépenses admissibles comprennent les clôtures pour le bétail et les systèmes d’abreuvement à distance. Vous pouvez recevoir 100 % des coûts d’établissement jusqu’à 20 000 $.
Augmentation des légumineuses dans les pâturages ou les cultures de foin – Les légumineuses offrent des avantages environnementaux, comme la fixation de l’azote, ce qui réduit les émissions de gaz à effet de serre et l’utilisation d’engrais chimiques.
Les dépenses admissibles comprennent les coûts d’ensemencement pour des semences certifiées ou communes recommandées (espèces non envahissantes) auprès de distributeurs agréés. Une aide financière couvre 100 % des coûts d’établissement.
Les demandeurs admissibles sont : les agriculteurs, les producteurs/organisations autochtones, les associations de producteurs et les agents de prestation approuvés.Les terres doivent être : des terres agricoles privées, des terres autochtones ou des terres de la Couronne accessibles au demandeur en vertu d’un bail valide, écrit et à long terme, permettant la gestion des terres à des fins agricoles pendant au moins cinq ans. Les demandeurs doivent posséder un certificat valide de Plan environnemental de la ferme (PEF) et se conformer à toutes les normes environnementales en vigueur. Le niveau maximum d’aide peut couvrir jusqu’à 100 % des dépenses admissibles, avec un plafond de 100 000 $ pour les particuliers et de 150 000 $ pour les associations de producteurs agricoles pour toute la durée du programme.
Pour présenter une demande, les demandeurs doivent discuter au préalable avec un membre du personnel du ministère de l’Agriculture, de l’Aquaculture et des Pêches (agent de croissance des entreprises, agent de développement ou spécialiste). Les demandes de préapprobation sont examinées selon le principe du premier arrivé, premier servi, à compter du 1er avril 2024. Un coordonnateur du PPAR communiquera avec les demandeurs pour confirmer leur admissibilité et leur envoyer le formulaire de demande complet.La date limite pour soumettre les demandes de remboursement pour les projets approuvés est le 28 février de la même année financière.
